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Quels sont les facteurs clefs de succès de la formation ?

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Les chroniques #FutureOfWork documentent les changements positifs du travail et des organisations, afin de contribuer à renforcer l’employabilité dans le monde de demain.

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Le World Economic Forum estime que 50% des salariés auront besoin d’une requalification d’ici 2025, pour s’adapter aux constantes mutations du monde du travail. La révolution des compétences est en marche, elle est massive, et il devient donc stratégique d’identifier les facteurs clefs de succès d’un plan de formation, d’en mesurer l’efficacité et le retour sur investissement.

Pour documenter ce sujet, OpenClassrooms, dont la mission est de de rendre l'éducation accessible partout et pour tout le monde, a réuni deux grands témoins aux points de vue complémentaires sur ce sujet :

  • Bruno Fournet, DRH de Disneyland Paris,
  • Mathieu Nebra, Co-fondateur et Chief Innovation Officer d’OpenClassrooms.

Qu’est ce qui fait le succès d’une démarche de formation pour une entreprise ?

Du point de vue de l’entreprise, les fondations d’un plan de formation pertinent et solide reposent sur la capacité à aligner celui-ci sur la stratégie de la société et sur sa politique RH.
Concrètement, lorsque Disneyland Paris élabore un projet de formation, trois étapes se succèdent pour en  garantir la pertinence.

  • D’abord une phase de diagnostic, en lien avec le business, pour évaluer le besoin et s’assurer du fait que la formation ne vient pas occulter une problématique organisationnelle ou de motivation qui serait préexistante.

  • Ensuite, une étude approfondie du public cible à former, pour proposer la bonne ingénierie pédagogique et lever les éventuels blocages.

  • Enfin, la détermination de l’objectif pédagogique de manière concrète, avec une formalisation en amont et une mesure en aval.

« Il faut aligner la politique de formation avec les enjeux de l’entreprise, de sa stratégie et avec les besoins terrain. On forme des individus au service de la performance de l’entreprise. »

Bruno Fournet

DRH Disneyland Paris

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De son côté, Mathieu Nebra a mené des recherches sur ce thème qui lui ont permis d’identifier les ingrédients du succès du point de vue des apprenants. Sans surprise, la motivation est clef :
« Le succès d’un plan de formation dépend du suivi dans la durée des personnes formées. Le fait d’avoir un processus de sélection qui évalue en amont la motivation et le niveau pré-requis augmente de 62% les chances de succès d’un parcours de formation » explique Mathieu Nebra. 

Le mentorat est également différenciant, particulièrement dans le cadre de formations longues. C’est pour cela qu’OpenClassrooms prévoit dans ses parcours diplômants et qualifiants un mentorat hebdomadaire.

Enfin, la validation des prérequis, pour savoir si le candidat a le niveau pour suivre le programme qu’il vise, et si son intérêt est bien aligné avec son besoin métier. Très concrètement, ses recherches démontrent que le succès d’un plan de formation dépend du suivi dans la durée des personnes formées.

Comment mesure-t-on le succès d’un plan de formation ?  

Il convient ici de distinguer deux types de requalification.
D’une part l’up-skilling, qui consiste à ajouter une compétence ou un bloc de compétence à un salarié.
Et d’autre part le re-skilling, qui est un changement complet d’orientation professionnelle, qui nécessite un parcours de  formation long.

Pour en apprendre plus sur cette distinction entre up-skilling et re-skilling et retrouver l'intégralité de cette discussion sur les facteurs clefs de réussite de la formation professionnelle, visionnez le replay du webinaire : 

Si l’efficacité de l’up-skilling peut être quantifiée relativement facilement (par la mesure de la probabilité qu’une formation soit suivie jusqu’au bout, ou encore du nombre d’heures de formation utilisées, ou la satisfaction de l’apprenant et de son manager), il est bien plus complexe de valider l’efficacité d’un reskilling complet

Un bon indicateur est de savoir si la personne formée a changé de métier, au sein de son entreprise ou en dehors. Mais l’information sur une évolution de son titre ou de son salaire n’est pas toujours disponible, et le retour sur investissement est donc particulièrement complexe à chiffrer.

« On mesure le succès des formations par le taux de positivité à l’emploi, c’est à dire le retour à l’emploi pour les personnes concernées, mais aussi le fait d’avoir une promotion ou une augmentation. »

Mathieu Nebra

Co-fondateur et Chief Innovation Officer OpenClassrooms

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Bruno Fournet complète ce diagnostic en insistant sur la nécessité de formuler en amont un objectif à atteindre en lien avec le business de l’entreprise, et de valider les changements de comportement sur le terrain après la démarche de formation avec le manager.

Jusqu’où la formation peut-elle être un levier de contribution à la performance des entreprises  ?

Pour aligner au mieux la valeur ajoutée de son plan de formation annuel aux enjeux business de l’entreprise, Disneyland Paris élabore sa feuille de route presque un an à l’avance, avec un recueil du besoin de montée en compétences auprès de chaque direction de l’entreprise au printemps, une phase de conception des programmes à venir durant l’été, puis une restitution aux métiers et aux organisations syndicales à l’automne, afin de pouvoir enclencher la mise en œuvre dès le début de l’année suivante.

Avec 16 500 collaborateurs exerçant plus de 500 métiers, la tâche est immense. 400 000 heures de formation sont dispensées par Disneyland Paris chaque année. Elles permettent de répondre à des impératifs réglementaires, d’intégrer les 8000 contrats saisonniers dépourvus d’expérience métier lorsqu’ils rejoignent le groupe, ou encore de renforcer la culture de l’entreprise notamment autour de la notion de leadership.

« On vit une époque formidable en termes de formation : les attentes des apprenants se transforment, les nouvelles technologies aident également à améliorer l’expérience collaborateur. On note aussi un besoin d’autonomie accrue des collaborateurs. » ajoute Bruno Fournet. 

Les chiffres concernant OpenClassrooms sont tout aussi ambitieux. A horizon 2025, la start-up leader de l’EdTech formera 1 million de personnes chaque année, notamment grâce à l’ouverture de nouveaux marchés.

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