Dispositifs d’alternance : comment faire le bon choix ?

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Vous êtes intéressés par l’alternance? Plusieurs possibilités s’offrent à vous ! La réforme de l’alternance avec la loi “Avenir Professionnel” apporte quelques changements dans les contrats d’apprentissage et de professionnalisation. Faut-il en privilégier un plutôt que l’autre? Le point sur la situation.

Les points de convergence

L’alternance représente souvent une solution agile pour recruter et former des talents prometteurs au sein de l’entreprise. Pour débuter un recrutement en alternance, deux possibilités : le contrat d’apprentissage et de professionnalisation. Ces deux dispositifs se rejoignent sur de nombreux points :

  • Ils permettent tous deux à l’alternant de se former de manière très opérationnelle en acquérant des savoirs et en les mettant en application sur le terrain, en entreprise, tout en étant encadré. Pour les deux contrats, le statut de l’alternant est celui d’un salarié en CDD ou en CDI, selon le choix de l’entreprise.
  • Suite à la réforme de janvier 2019 suite à la loi “Avenir Professionnel”, la rémunération des deux contrats est maintenant très proche. A partir de 26 ans, les alternants touchent a minima le SMIC (hors convention collective ou accords de branche).
  • La durée de formation par rapport au temps de travail est définie de la même façon en fonction des deux contrats : 15 à 25% de temps minimum de formation. Cependant, dans la réalité, la pratique varie selon les entreprises et les accords de branche.
  • Les deux contrats proposent des durées possibles de 6 à 36 mois pour l’apprentissage et de 6 à 24 mois pour le contrat de professionnalisation. En réalité, la durée de la formation n’est pas un facteur de différenciation majeur. 
  • Les deux contrats d’alternance bénéficient d’exonérations de charges sociales sur la rémunération de l’alternant.

Les particularités de chaque contrat

Les contrats d’apprentissage et de professionnalisation ont cependant chacun des particularités, qui vous permettront d’éclaircir votre choix.

Premier point, et non des moindres : le contrat d’apprentissage s’inscrit dans la formation initiale de l’alternant. Cela a notamment des impacts :

  • en matière de financement. C’est en effet la taxe d’apprentissage versée par l’ensemble des entreprises qui sert à payer intégralement l’alternance. L’entreprise n’a pas de démarche particulière à effectuer pour financer cette formation ; l’organisme de formation en alternance se fera payer au coût-contrat déterminé par les branches professionnelles via les OPCO (Opérateurs de Compétences).
  • en matière d’âge: l’alternance est possible pour des publics de 16 à 29 ans révolus. Il n’y a pas de limite d’âge pour les personnes en situation de handicap (RQTH).

Pour le contrat de professionnalisation, qui appartient au registre de la formation continue :

  • le financement s’effectue par les OPCO (Opérateurs de Compétences). Une demande doit être réalisée auprès de l’OPCO de l’entreprise pour obtenir les financements. Cela permet de couvrir l’ensemble des frais de formation selon un coût horaire.
  • il est accessible aux jeunes de 16 à 25 ans et à tous les chercheurs d’emploi au delà de 26 ans.

Côté diplômes, un autre point important différencie les deux dispositifs :

  • le contrat d’apprentissage permet d’avoir accès à des titres ou diplômes reconnus par l’Etat et inscrits au RNCP (Répertoire National de la Certification Professionnelle).
  • le contrat de professionnalisation permet, lui, en plus des diplômes et titres d’accéder à des qualifications professionnelles comme les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) ou une à une qualification reconnue dans les classifications de convention collective de branche. Cela permet aux entreprises d’avoir un plus large éventail de formations avec un temps variable.

Côté aides et primes à l’emploi, des dispositifs différents sont prévus en fonction des publics :

  • pour les contrats de professionnalisation, différents types d’aide à l’emploi existent pour l’embauche de demandeurs d’emplois d’au moins 26 ans et de 45 ans et plus
  • en apprentissage, pour les entreprises de – de 250 salariés, une prime est prévue pour les diplômes de niveau V et IV (niveau bac.). L’objectif : favoriser l’embauche de jeunes aux premiers niveaux de qualification.

 

Ne pas oublier le dispositif Pro-A

L’alternance ne constitue pas qu’une solution de recrutement et de formation agile pour les entreprises. Que faire lorsque l’on souhaite offrir à ses salariés la possibilité d’une seconde carrière, ou développer la mobilité interne ?

Le dispositif Pro-A, dédié à la reconversion ou la “promotion par alternance”, permet aux salariés de se lancer dans un programme de formation en alternance tout en restant au sein de leur entreprise. C’est une solution intéressante, surtout dans le cadre de changements importants. Par exemple, l’arrivée d’un nouvel outil technologique nécessite une adaptation conséquente au niveau des équipes et de l’organisation. Ce dispositif peut aussi incarner une stratégie RH proactive. Il peut alors permettre à un salarié d’évoluer dans sa carrière en obtenant une nouvelle qualification. Qui plus est, le contrat Pro-A peut s’adresser à des salariés en CDD comme en CDI et s’inscrit en complément du plan de développement des compétences de l’entreprise et du compte personnel de formation (CPF). Votre OPCO (Opérateur de Compétence) peut alors prendre en charge jusqu’à 100% des frais de formation.

En résumé :

  • votre entreprise doit faire face à une forte évolution de vos compétences sur un ou plusieurs métiers ;
  • vous souhaitez développer la mobilité interne et encourager le développement de la carrière de vos salariés ;
  • vous souhaitez permettre à vos salariés les moins qualifiés de renforcer leur employabilité par l’obtention d’une qualification reconnue ;

Dans ces cas, le dispositif Pro-A est fait pour vous.

En conclusion

L’alternance, quelle que soit le type de contrat retenu, permet une solution utile pour les entreprises. Qu’il s’agisse de recrutement, formation ou mobilité interne, l’alternance ouvre des possibilités. A noter que la loi « Avenir Professionnel » permet la formation par alternance à distance. Celle-ci ajoute une flexibilité indéniable pour les entreprises. Le premier avantage est qu’il n’y pas de date de démarrage obligatoire. Ensuite, l’alternance en ligne offre la possibilité de d’ajuster le rythme d’alternance en fonction des priorités.

Pour tous les types de formation, il est important de faire en sorte que le maître d’Apprentissage ou le Tuteur en entreprise soit en relation avec le Centre de formation. C’est essentiel pour bien suivre la formation et les évolutions en compétence de l’alternant. C’est une des conditions clés de la réussite. Vérifiez bien cet aspect des choses avant de conclure un contrat. L’entreprise doit être pleinement impliquée dans le processus de formation en liaison avec le centre de formation, tout au long de la formation.



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